Le 1er juin 2018, plus de seize ans après les faits, un tribunal de district a finalement rendu un verdict dans l'affaire Valentina Rosendo Cantú. Les officiers militaires Nemesio Sierra García et Armando Pérez Abarca ont tous les deux étés condamnés à dix-neuf ans de prison pour viol et torture. Depuis 2014, grâce à des cas comme celui-ci, les crimes commis par les militaires contre des civils ne sont plus traités par les tribunaux militaires mais par les tribunaux civils.

En juillet 2018 auront lieu les prochaines élections générales au Mexique. En 2012, le Président Enrique Peña Nieto était présenté comme le candidat capable de réduire l’insécurité, mais force est de constater que bien au contraire, six ans plus tard, le Mexique subit une véritable crise des droits humains. L’indignation suscitée au Mexique et à l’international par la disparition des 43 étudiants d’Ayotzinapa a permis d’ouvrir la boîte de Pandore et d’exposer d’autres cas emblématiques de cette crise.

A l’occasion de la journée internationale des victimes de disparitions forcées, PBI souligne les défis auxquels les victimes de disparitions forcées doivent faire face et célèbre leur combat en faveur de la justice.

Suite à la mobilisation de la population (principalement des professeurs) de Oaxaca concernant des réformes éducatives, de violents affrontements ont eu lieu entre des manifestants et les forces de police le 19 juin. Le bilan est lourd : 8 exécutions extra-judiciaires, 25 arrestations arbitraires et une trentaine de blessés. PBI demande, entre autres, au gouvernement de respecter le droit de manifester.

L'observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme publie un rapport sur le phénomène préoccupant de la criminalisation des défenseurs des droits humains en Amérique latine, la plupart du temps en lien avec des projets industriels et d'extraction des ressources naturelles.

Le rapport s'intéresse à huit pays d'Amérique latine, dont le Mexique, la Colombie, le Honduras et le Guatemala, pays où PBI accompagne de nombreux défenseurs victimes de criminalisation.

Coordinateur de la Casa del Migrante de Saltillo depuis six ans, Juan José Villagómez était en tournée en Europe avec PBI début octobre pour sensibiliser les autorités et l’opinion publique à la problématique des migrants au Mexique.

Les difficultés suivantes ont été constatées dans la mise en œuvre de ces mécanismes :

- Le manque de ressources de l’Unité pour les droits humains ne permet pas une gestion adaptée des demandes de protection ;

- Les mesures de protection sont mises en place très lentement, or, pendant ce temps, les défenseuses et défenseurs des droits humains (ci-après DDH) et les journalistes continuent à être soumis à des risques élevés ; 

Ce documentaire de 25 minutes suit quatre femmes et hommes qui luttent pour la défense de la terre et du territoire dans le contexte d'investissements européens à grande échelle en Colombie, au Mexique, au Guatemala et au Honduras. Les défenseurs de la terre et du territoire en Amérique latine travaillent dans un contexte très dangereux et risquent quotidiennement leur vie et leur liberté.

Le Nord du Mexique est connu pour être particulièrement violent, comment as-tu vécu cette insécurité ?

Lorsque l’on parle de la situation des droits humains au Mexique en 2014, la disparition des 43 étudiants d'Ayotzinapa vient tout de suite en tête, cas emblématique de la violence, de la corruption et de l’impunité endémique qui règne au Mexique.

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